Vente sans garantie légale

Une vente sans garantie légale, souvent appelée vente aux risques et périls de l’acheteur, signifie que le vendeur ne garantit pas l’état du bien. Ce concept est couramment expliqué par l’OACIQ (l’organisme de réglementation du courtage immobilier au Québec).

En temps normal, la loi prévoit une garantie légale de qualité qui protège les acheteurs contre les vices cachés. Dans une vente sans garantie légale, cette protection est retirée. L’acheteur accepte d’acquérir la propriété « telle quelle », incluant tout problème visible ou caché.

Cependant, cela ne protège pas un vendeur qui agit de mauvaise foi. Si le vendeur connaissait un problème grave — comme une infiltration d’eau, un dommage structurel ou des fissures dans les fondations — et ne l’a pas divulgué, il pourrait tout de même être tenu légalement responsable.

Ce type de vente est courant dans certaines situations, comme les successions, les reprises de finance par une banque ou lorsque le vendeur n’a jamais habité la propriété. Par exemple, des héritiers qui vendent une maison familiale peuvent choisir de ne pas en garantir l’état parce qu’ils n’en connaissent pas entièrement l’historique.

Pour les acheteurs, cela signifie qu’une plus grande prudence est nécessaire. Une inspection approfondie, l’examen des documents et, parfois, l’évaluation par des experts sont fortement recommandés. Souvent, le prix de vente est plus bas afin de refléter le risque supplémentaire.

En résumé, une vente sans garantie légale offre davantage de protection au vendeur, mais impose plus de responsabilité à l’acheteur. Elle est légale et courante, mais doit être clairement comprise avant la signature d’une promesse d’achat.

 

Certificat de localisation

Que vous vendiez ou achetiez une maison, le certificat de localisation est un document qui vous fournira des informations très utiles. Afin d’effectuer la mise en marché de votre maison, votre courtier immobilier vous demandera un certain nombre de documents, dont le certificat de localisation. Si votre certificat de localisation date de plus de 10 ans, votre courtier vous informera, dès la signature du contrat de courtage, de la nécessité de mandater un arpenteur-géomètre afin de préparer un nouveau certificat, et ce, même s’il décrit l’état actuel de l’immeuble.